Le repos de la bricoleuse
Les poubelles des uns font le bonheur des autres…
J’aime bien la façon qu’a la vie parfois de nous faire faire des petites découvertes sans qu’on les cherche. Moi, par exemple, jeudi… En début d’après-midi, je décide d’aller faire quelques courses. Je charge donc ma poubelle de recyclage dans le coffre pour la déposer dans les containers du bourg où je vis. Et puis, je devais rêver… j’ai oublié. Ça m’est revenu en arrivant près de la déchetterie. Sachant qu’il y a aussi des containers là-bas, je m’arrête. Elle était fermée, comme toujours le jeudi et je suis intriguée pas un tas de vieilleries près des containers. Je sais que certaines personnes indélicates déposent même quand la déchetterie est fermée. Les horaires d’ouverture sont pourtant clairement indiqués à l’entrée : tu les notes une fois pour toutes et on n’en parle plus. Bref, après un moment d’agacement (j’aurais une tendance vieille bique que ça ne m’étonnerait pas!) je m’approche et je découvre une structure de BZ et deux transats parmi d’autres cochonneries. Vu comment je l’ai raconté, on pourrait croire qu’ils sont apparus nimbés de lumière, mais non, quand même pas.
Le BZ était bien esquinté : plus que 3 lattes, pas de matelas… après quelques secondes de réflexion, j’ai décidé de le laisser là. Le coût des lattes, plus le fait de trouver un matelas adéquat n’en faisait plus une bonne affaire. Par contre, j’ai pris le temps de bien examiner les transats et de trouver comment on les dépliait : sans l’assise, pour ce modèle, ça ressemblait à un casse-tête chinois…
Finalement, les 2 transats ont trouvé une place dans le coffre de ma voiture.

Vendredi matin, après une nuit de réflexion, je me suis mise au boulot.
Ce n’était pas un transat comme les autres, puisque l’assise était en bois et pas en tissu. C’est la sangle cassée qui a dû signer son arrêt de mort.

Comment faire pour rénover l’assise, tout en permettant de l’enlever pour la laver?
J’ai lu quelque part qu’on pouvait utiliser du Velcro. Ça m’étonne un peu, peut-être avec du Velcro très large, ce qui n’est pas le cas du mien. Non, je vais faire avec ce que j’ai sous la main…
Je commence par brosser les boiseries avec un produit dégraissant. La structure a dû passer pas mal de temps dehors. Ça me prend du temps, parce que l’eau reste toujours aussi sale…
Je le laisse ensuite sécher au soleil.
Les bords du transat sont arrondis: c’est joli, mais ça n’ira pas pour ce que j’ai l’intention de faire. Je trace puis je découpe à la scie sauteuse : ce n’est pas très droit, mais ça ne se verra pas.

C’est un bois exotique, très dur. J’arrondis les rebords avec une râpe à bois puis je ponce avec un grain de plus en plus fin.
Il est temps de passer à la peinture : je fais un mélange à partir d’une peinture verte brillante que j’ai en stock. Je veux que cette couleur fasse le rappel d’une des couleurs du tissu que je vais utiliser. Comme je la mélange avec de l’acrylique mate, elle perd sa brillance : ça tombe bien, je ne suis pas fan de la peinture brillante.
Après deux couches, je suis satisfaite… je la laisse sécher au soleil. Il est temps de me mettre à la couture.
Je n’ai pas de toile à transat, et je n’ai aucune intention d’en acheter. La toile à transat fait 43 cm de large, il me faut 46cm.
Je découpe 2 morceaux de toile à 52cm de large : une bleue unie et une toile de coton bayadère assez épaisse. Je les place l’une contre l’autre, endroit contre endroit puis je les couds en tube à 1cm du bord. J’aplatis les coutures au fer à repasser, puis je retourne le tout et je ré-aplatis les coutures. Je fais un ourlet en pliant simplement le bord sur 2cm de chaque côté vers le côté bleu.
Si vous calculez bien : 52cm -[ (1cm pour la couture + 2cm pour l'ourlet) x2]= 46 cm
Tam da dam dam… le compte est bon!

Pour fixer la toile sur le transat, je découpe un tasseau pas trop épais à la longueur de chaque rebord où je vais fixer la toile. Je le perce tous les 10 cm et je peins les extrémités en vert parce qu’elles se verront.
Je passe le tasseau dans un ourlet que j’ai fait à l’extrémité de la toile.
Ce qui donne un truc de ce genre-là :

Je place le tasseau sur l’envers (du transat), et je le fixe avec des vis (et une rondelle) à travers le tissu et le bois. Ainsi, je n’aurais qu’à sortir ma visseuse pour laver la toile.


Et voilà ce que ça donne :

Bien que le temps ne soit pas de la partie aujourd’hui, c’est pourtant dans mon transat que je vais terminer mes vacances…. Allez, à plus!
PS: Ah oui, c’est vrai, il y avait 2 transats… mais comme j’ai décidé de les faire de couleurs différentes, il fera l’objet d’un autre article!












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