Essai de mosaïque de galets

Réaliser une mosaïque en galets me trottait dans la tête depuis longtemps, mais il me manquait une bonne excuse pour passer à l’acte. J’en ai trouvé une: habiller une planche qui couvre mon compteur d’eau.
Hasard du calendrier, c’est vrai qu’actuellement, dans le moindre magasin de bricolage, on trouve carrément des frises toutes faites en jolis galets, bien homogènes et brillants.
Je vais donc peut-être passer pour une victime de la mode en m’y mettant maintenant, et ben tant pis! Celle-là, elle sera de moi…

Le vrai problème, c’est la matière première. J’habite à quelques kilomètres de plages magnifiques… mais pauvres en galets. Enfin, si, il y en a, mais ce qui me chagrine, c’est le peu de choix en couleurs et matières. J’attends les beaux jours pour aller faire un tour près de Cherbourg où j’ai repéré de quoi faire mon bonheur.

Je voulais quand même faire un essai, pour la pose du joint.

J’avais eu envie de tester du joint « pourpre », même si je savais que je courais le risque d’une décoloration rapide. Ça n’a pas loupé… La dernière photo montre le joint après 1 mois passé dehors aux intempéries… il est passé au rose pâle. Il me plaît quand même cet essai et cette petite planche trône désormais derrière ma compo.

J’attends ma prochaine période de vacances ou au moins une belle journée pour aller chercher de la matière première…

Petit poisson deviendra grand

Dans l’article ma petite histoire avec la mosaïque #1, je partais d’une photo d’une mosaïque de poisson. Mes digressions m’ont fait changé mon fusil d’épaule en cours de route, mais je reprends la voie que je m’étais tracé.
En fait, si je vous montrais ce poisson, c’est parce que je suis en train d’en réaliser une autre version, sur un plateau et en émaux de Briare.

Ce n’est pas que j’ai tant besoin de plateaux, c’est plutôt que j’ai offert celui avec les nénuphars à ma môman, que j’en ai trouvé deux en soldes l’année dernière et que ça aurait été dommage de m’en priver!

J’ai commencé par faire un petit zigouigoui avec pour base mon vieux poisson, mais je le trouvais un peu trop haut, donc je lui ai donné une allure plus svelte (si je pouvais gommer mes bourrelets comme ça, ce serait le pied!)
Je suis tout à fait consciente que ce n’est pas un motif hyper tendance et que ça peut vite tourner au « monde de Némo », mais bon, c’est juste un plateau!


J’ai eu pas mal de difficultés à positionner les nageoires…
Scanné, agrandi et redessiné au mieux, je me suis mise au boulot.

Doucement mais sûrement, petit poisson deviendra grand…

Mise à jour du 20 février 2010 : je ne l’ai jamais fini…

Ma petite histoire avec la Mosaïque #1

Au départ, il y a la photo d’une mosaïque en faïence que je n’ai jamais terminée…

Sur cette photo, vous ne voyez que la partie complète avec ce gros poisson jaune qui est mon premier vrai motif en mosaïque.
J’avais commencé sans aucune technique.

La toute première mosaïque que j’ai réalisée était faite des carreaux de faïence que je cassais au marteau et avec une pince coupante classique.
Ce système avait trois défauts:
- les morceaux avaient des angles très aigus et coupants,
- les morceaux étaient de taille très aléatoire
- les coups de marteaux provoquaient des éclats sur la faïence, ce qui causait beaucoup de déchets.

J’avais aussi un problème de disparité d’épaisseur:
- je n’avais pas pensé que les carreaux n’étaient pas tous systématiquement de la même épaisseur, puisque j’avais récupéré des carreaux de 3 à 7 mm. D’ailleurs, c’est mathématique, plus le carreau est épais et plus il est difficile à couper… des carreaux de grès de 7mm, c’est l’enfer!
- j’utilisais de la colle carrelage classique et je collais au fur et à mesure. C’est une colle qui durcit vite et ça faisait des pâtés dans tous les sens.

J’ai quand même réussi à faire un premier plateau d’un table basse qui m’a suivi pendant presque 5 ans …

Ça a été ma toute première fabrication de meuble (en taille réelle) et je me souviens encore très bien du jour où j’ai fait les achats pour la fabriquer (le lendemain de mes écrits de diplôme d’état). La photo est assez mauvaise : je l’ai bidouillée à partir d’une photo du négatif.

La maman d’un ami qui faisait de la mosaïque dans un club m’a alors fait passer une pince japonaise… et mes premiers problèmes ont disparus, puisque je pouvais couper les morceaux à ma guise sans transformer la réalisation en puzzle.

Je l’ai donc utilisée pour créer ce poisson…après une demi-douzaine de dessous de plat et une friteuse transformée en cache-pot.
Je me suis arrêtée en cours de route, parce que le problème de la colle et des épaisseurs était toujours là (et que j’ai aussi manqué de temps à cette époque!)

Elle m’a ensuite fait passer des émaux de Briare, des petits carrés de 2,5 cm de côté sur 2mm d’épaisseur. Un grand changement pour moi : une plus grande palette de couleurs (sans être tributaire des couleurs à la mode dans l’ameublement) et surtout le collage avec de la colle à bois prise rapide toute simple.

(à suivre…)

Plateau Nénuphar

Ma deuxième création en émaux de Briare, sur un plateau en bois acheté dans un magasin de loisirs créatifs.

plateau-nenuphar-01

plateau-nenuphar-02

Le dessin est très simple. J’ai simplifié la fleur au maximum et j’ai utilisé plusieurs teintes de bleus pour faire ressortir l’eau, dont des teintes turquoises.

Je l’ai offert pour la fête des mères cette année-là.