Aujourd’hui, je ne vais pas vous montrer quelque chose de nouveau, mais vous remontrer quelque chose d’ancien, avec plus d’explications.
La petite histoire…
En 2005, après m’être bien amusée à fabriquer mon meuble de cuisine, j’ai eu envie de renouveler l’expérience. J’avais à l’époque une commode en mélaminé que m’avait offert quelqu’un qui a depuis longtemps déserté ma vie. Je ne la trouvais plus à mon goût extérieurement, mais sa beauté intérieure, à savoir ses grands tiroirs sur coulisses en métal, me plaisait carrément. J’ai eu envie de la transformer, pour cela, comme une grande fille, j’ai pris les mesures extérieures, j’ai fait découper les planches de pin nécessaires et j’ai commencé à assembler joyeusement tout ça dans la cabane du Papou. Tout allait bien, jusqu’à ce que je ramène les tiroirs…
comme la courge que je suis parfois, j’avais fait une petite erreur d’écriture quand j’avais noté la largeur des tiroirs… Au final, il me manquait 10cm en largeur.
J’ai donc rangé cette bêtise dans un coin et je suis retournée acheter les morceaux de bois nécessaires à ma commode, mais ça c’est une autre histoire (comme chantait Gérard Blanc, paix à son âme).
Un an plus tard, un peu désoeuvrée et sur le point de déménager, me revoilà dans la cabane du Papou, face à cette carcasse en bois non terminée.

Il n’était pas question de refaire des tiroirs pour en faire une commode… mon expérience l’année précédente avait été assez décevante de ce côté-là
Si je ne mettais pas de tiroirs, il fallait donc que j’y mette des portes. Tant qu’à faire, j’ai décidé de faire des portes vitrées…
Pour cela, j’ai acheté des tasseaux de 50×20mm de section, puis avec une petite scie circulaire montée sur un moteur de machine à laver (c’est du home-made par le Papou et les Frangins), je les ai rainurés sur toute la longueur, sur une profondeur de 5 à 7 mm.
- d’un seul côté pour les tasseaux extérieurs,
- sur les 2 côtés pour les tasseaux intérieurs.
Je pense qu’avec une défonceuse, j’aurais obtenu le même résultat, mais je ne suis pas équipée.
Là encore, j’étais fâchée avec les chiffres. Quand est venu le moment crucial de décider si je faisais des portes symétriques ou non, la réponse est venue d’elle-même.

Portes symétriques ou assymétriques en passant la souris sur la photo…
Je trouvais les portes assymétriques plus originales et de toute façon, je n’avais pas assez de tasseaux pour faire des portes symétriques. Il me manquait à peine 20cm et j’avais la flemme de reprendre la voiture pour en acheter un de plus. J’ai bien fait, parce qu’à l’usage, où ce meuble est placé, il est bien plus pratique comme ça.
Une fois tous les tasseaux, rainurés et découpés aux bonnes dimensions, j’ai fait un montage avec des pattes de fixation.

Je voulais percer les tasseaux bien à plat pour passer les longues vis qui tiendront les portes. Si la porte est gauchie avant de commencer, ce n’est plus la peine! Avantage non négligeable, ces portes sont toujours démontables afin de pouvoir changer les carreaux de verre en cas d’accident. J’ai réparti les tasseaux intérieurs (ceux rainurés des 2 côtés) de façon équitable sur les 2 portes. Dans l’espace du bas, j’ai mis découpé un morceau de contreplaqué fin (3mm d’épaisseur) et dans ceux du haut, j’ai fait découper des morceaux de verre d’encadrement. Là, ce n’était pas le moment d’être fâchée avec les chiffres, j’ai donc ôté 5mm à la distance que j’avais mesurée (de fond de rainure à fond de rainure).
Pour terminer les portes, j’ai fait une petite rainure avec un cutter et de la patience pour placer les paumelles.

Ensuite, j’ai ajouté une planche en bas de la même taille que celle du dessus, où j’ai placé des supports et des pieds de lit de récup. Il me manquait 2cm entre les portes et le bas, j’ai donc demandé au Papou de sculpter un tasseau de 2×2cm. Il m’a fait de jolis losanges sur toute la longueur, j’ai choisi la partie qui me plaisait le mieux. Le tasseau en pin est quand même un peu trop tendre pour se permettre des fantaisies plus élaborées.
J’ai aussi commencé la teinte, un rose indien… ce serait à refaire, je choisirais autre chose, mais ce sera pour la prochaine fois!

Une fois les portes placées, les pieds, le fond en contreplaqué (j’avais aussi rainuré l’arrière des panneaux pour le placer), il ne restait plus qu’à placer des tasseaux de 2×2cm sur les côtés pour maintenir les étagères. J’ai choisi de les aligner sur les tasseaux transverses, ce qui permet d’avoir une case complètement cachée en bas du meuble.

Petite note originale: j’ai teinté les étagères et l’intérieur du meuble en vert que j’ai ensuite nuancé avec de la céruse blanche. Pour éviter de le tacher, j’ai passé une couche de vernis glycéro sur tout le meuble. La teinte n’aime pas trop l’eau.

J’ai aussi ajouté un petit rebord, découpé sur un morceau de lambris qui traînait là. La porte ferma grâce à un petit aimant placé en haut de la porte. J’ai longtemps hésité à propos de la poignée que j’allais y mettre, mais finalement, je le trouvais joli comme ça, sans poignée. Il est facile de l’ouvrir grâce au rebord.

On voit bien le travail du Papou, discret, mais avec un joli effet qui apporte une petite touche de fantaisie.


Chaque chose à sa place, Meubles Meuble, Pin, Rose
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