Une galère à 4 pieds
Je voulais rénover une vieille chaise pour ma salle de couture… mais parfois les choses ne se passent pas comme on espère… en voici un parfait exemple.
C’est une chaise que j’avais acheté chez Emmaüs pour 3 €. La structure est très bonne, mais elle a quand même quelques défauts.
Elle a été vernie à la truelle par son dernier propriétaire. Il y avait des coulures énormes, du vrai boulot de sagouin. Le pompon, c’est l’adhésif vieillot collé sur l’assise. J’ai gardé un mauvais souvenir des trucs autocollants depuis toujours. Les colles qui vieillissent, beurk!
En suivant les conseils avisés de plusieurs bricoleurs de ma connaissance, je l’ai grattée minutieusement avec un morceau de verre cassé.

A part le fait qu’il faut faire attention à ne pas se couper avec le verre, c’est vrai que c’est vraiment très efficace. La fibre du bois est moins abîmée qu’avec du papier de verre et c’est plus facile dans les petits coins.
A la voir comme ça, je me suis dit que c’était dommage de la repeindre…. (si j’avais su…)
Tadam…
Finies les gratouilles, passons au chatouilles avec le pinceau!
C’est là que ça a coincé!
J’étais donc partie, la fleur au fusil, avec mes pots de peinture et ma petite idée derrière la tête.
J’avais choisi 2 rouges au noms suggestifs: « Cerise exquise » et « Pour la vie ».
Où vont-ils chercher des noms pareils, probablement dans la collection Harlequin.
Les magasins de bricolage se féminisent, ça ne fait plus aucun doute.

Mais avant de commencer à peindre, j’ai voulu tester mon idée.
Tadadam…

Je ne suis pas une spécialiste du serviettage, c’est clair. La dernière fois que je l’avais utilisé, c’était en 2002, pour mes mini-vitrines « cabane de jardin » (tiens, je ne les ai pas encore montrées en entier, celles-là!)
Ici, j’ai commis deux erreurs :
- j’aurais du faire une sous-couche à l’acrylique blanche.
- j’aurais du utiliser un pinceau plus doux et pas un pinceau brosse qui abîme la serviette au fur et à mesure de la pose.
J’ai enlevé tout ça, pour reprendre à zéro, un peu dégoûtée par ma témérité.
J’ai commencé à appliquer joyeusement la peinture, bien installée à l’abri du vent dans ma cour. J’ai constaté assez rapidement que le contraste entre les 2 couleurs était très léger (première couche oblige).
Décidément, ça ne voulait pas…
Pas grave, j’ai arrêté tout et j’ai passé l’après-midi à faire autre chose.
Hier soir, la première couche de peinture était sèche (au toucher au moins) alors, j’ai fait une deuxième tentative avec ce que j’avais sous la main, de la peinture vinylique pas chère et un vieux pinceau pour le dessin.
Voici les photos que j’ai pris du résultat:

A priori, ça se présente mieux. Y’a juste un petit souci, ça ne tient pas vraiment. La peinture vynilique est de très mauvaise qualité (elle va filer droit à la benne), ce qui donne une espèce de couche de poussière à la surface. Le vernis acrylique que j’ai utilisé pour le serviettage ne tient pas dessus, à cause de cette couche de poussière.

Ce n’est donc pas la peine que je passe tout de suite à l’étape suivante.
Au final, je ne suis pas très contente du résultat, même en dehors des difficultés techniques.
Elle va donc aller se reposer dans un coin, le temps que j’ai une autre idée.
Désolée, ça finit un peu en eau de boudin cette histoire…. ;-)
















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